Les bienfaits de l’expérience escape game

Posté par: yvan Sur: décembre 05, 2018 Dans: Actualités Commentaires: 0

On évoque de plus en plus la nécessité du bien-être de soi, du développement personnel. Et dans cette optique, la notion de jeu a étonnement pris beaucoup de place. John Doe vous explique les bienfaits

Petit historique

 

Le premier escape game a ouvert en 2007 au Japon. 11 ans plus tard, ce sont 3000 enseignes réparties sur 100 pays dans environ 1300 villes (source Doc Seven). La France compte un quarantaine de franchises avec 90 salles, dont John Doe Escape Game à Lille, Nantes et Bordeaux. C’est donc un marché à croissance exponentielle. Mais à y regarder de plus près, les prémices de ce jeu se remarquent déjà dans les jeux vidéos “point & click” principalement sur PC. En effet, rappelez-vous Les chevaliers de Baphomet, Grim Fandango ou la franchise Monkey Island. Mais à y creuser plus profondément, les puzzles ou la mythologie grecque (labyrinthe du minotaure, l’énigme du sphinx) sont aussi des influences. De plus, les années 80 ont vu émerger les restaurants à thème, proposant des questions de réflexion pour avancer dans le repas. Beaucoup d’éléments ont donc joué à l’éclosion de ce genre de jeu. 

 

Atmosphère, atmosphère

Si l’escape game a une histoire qui le dépasse par son passé, il écrit indépendamment son futur. Tout d’abord du fait qu’il se joue à plusieurs, ce qui est hautement bénéfique. Ensuite, c’est l’ambiance immersive, qui est le facteur le plus important de l’escape game. D’un récit nous transposant dans le passé, le présent ou le futur, l’imaginaire du participant est très actif. Même s’il y a l’opportunité de s’inscrire dans un univers bien précis, souvent issu de la culture geek. En effet, des escape game reprennent les thèmes et univers de Star Wars, Harry Potter, Resident Evil, Assassin’s Creed et même Dexter. De plus, l’escape game est en accord avec les nouvelles technologies. Réalité augmentée, hologramme et réalité virtuelle sont des composantes de plus-value de l’expérience. C’est moins bordélique que Pokemon Go. Actuellement, un seul escape game est régie par une intelligence artificielle, Cubescape en Australie. 

 

Pédagogie au travail

Les découvertes en psychologie et en neurologie ont démontré que l’on apprend mieux quand tous nos sens sont mobilisés, de même pour le développement de la mémoire. Cela correspond à l’expérience escape room. On apprend mieux en s’amusant: le ludisme. Sinon, 15% de la clientèle des escape room sont des entreprises (source Le Parisien). La hiérarchie disparaît, on apprend mieux à se connaître entre collègues, on se révèle. De plus, l’escape game peut être utilisé pour un entretien d’embauche collectif, Orange Île-de-France l’a réalisé (source BFM). Par groupe de quatre, il faut ouvrir une malle en moins de 15 minutes. D’abord méfiant, le naturel revient vite, animé par l’esprit de jeu. Alors, venez travailler vos méninges à Lille, Nantes ou Bordeaux, c’est sain. Et donnez tort à Woody Allen, il est hypocondriaque: “J’aurais voulu être espion, mais il fallait avaler des microfilms et mon médecin me l’a interdit”. 

 

Agent Z